#3 Accompagner l’usage des écrans chez les 3-6 ans

 

Toutes les illustrations et les images de ce site internet possèdent un copyright ©, merci de ne pas les utiliser.

Julia de Haut, Sophrologie, Sophrologue Ile de France, région parisienne, Seine-Saint-Denis, Seine et Marne, Val de Marne, Paris, Bry sur Marne, Noisy le Grand, Villiers sur Marne, Nogent sur Marne, Fontenay sous Bois, Vincennes, le Perreux sur Marne, Champigny sur Marne, Neuilly sur Marne, le Plessis-Trévise, Ormesson sur Marne, Pontault-Combault, Chennevières sur Marne, Saint Maur des Fossés, Saint-Mandé, Gournay sur Marne, Joinville le Pont, Champs sur marne, Torcy, Noisiel, Lognes, Croissy-Beaubourg, Collégien, Émerainville, la Queue en Brie, Montreuil, Neuilly-Plaisance, Gagny, la Varenne Saint Hilaire, articles, blog, sophrologie, thérapie de couple, coaching, eft

Retour aux articles...Articles.html
Retour aux archives...Archives.html

Violence conjugale, femmes battus, hommes battus, stop aux violences

« Cadrer et accompagner les écrans à tout âge est essentiel pour apprendre à s’en servir, et à s’en passer »

Serge Tisseron




Un point sur le développement et les besoins des

3-6 ans…


À cet âge, l’enfant acquiert des aptitudes essentielles pour sa scolarité à venir (langage, logique, mathématique, résolution de problème, motricité fine..) à travers toutes les activités de sa journée.


L’enfant continue son développement psycho-moteur, il a besoin de bouger, il peut faire du vélo, il apprend à coordonner ses actions pour atteindre un but, il dessine avec plus de précision.

Le développement du langage progresse chaque jour, son vocabulaire s’étend jusqu’à pouvoir faire des phrases construites, il a besoin d’être en lien avec les adultes pour entendre et acquérir de nouveaux mots.

Il commence les jeux du « faire semblant » et du jeu libre essentiels à son développement (réflexion, développement de la créativité, de l’imaginaire, de la concentration, de l’attention, de la mémoire, exploration, résolution de problème, autorégulation émotionnelle et des fonctions exécutives).


Pour suivre le rythme de ce développement accéléré, le cerveau à besoin de conditions favorables: un sommeil de qualité et en quantité, des activités physiques, une bonne alimentation, des interactions avec son environnement et des interactions sociales ainsi qu’un soutien intellectuel et émotionnel.



Les dangers de l’exposition aux écrans...


Il y a plusieurs points d’attention pour un enfant exposé aux écrans.

D’abord, 80% des enfants sont exposés à des programmes qui ne sont pas adaptés à leur âge. Par exemple: les informations TV, le film de zombie de la grande soeur, le jeu vidéo de guerre du père… parce qu’ils passent par là, parce qu’ils jouent à coté, parce que YouTube ou Netflix a enchainé la lecture d’une autre vidéo… les enfants sont exposés malgré eux à des images qu’ils ne comprennent pas, et souvent traumatiques. L’enfant est submergé d’émotions qu’il n’est pas en mesure de gérer et dont il ne peut donner sens s’il n’est pas accompagné.

Cette exposition crée de l’insécurité pour l’enfant entrainant des crises de colère ou de désespoir à l’extinction de la télévision, puisque celui-ci est directement livré à ses émotions débordantes génératrices d’anxiété.

Une étude britannique conclue que les enfants de cet âge exposés plus de 4h par jour aux écrans seraient « plus anxieux et déprimés que les autres » et verraient apparaitre des troubles émotionnels et une altération de la confiance en soi.


Un enfant pour développer ses habiletés intellectuelles a besoin d’un sommeil de qualité et en quantité. On considère qu’à cet âge un enfant a besoin de dormir entre 10h et 13h par jour. C’est en dormant que l’enfant intègre tout ses nouveaux apprentissages et donc développe ses capacités intellectuelles. Pourtant les écrans ont des conséquences sur le sommeil, car une mauvaise exposition, comme vu précédemment, peut créer un débordement émotionnel au coucher ou dans la nuit (anxiété, sur-excitation, cauchemars, éveil nocturne…) mais également, l’exposition à la lumière bleue des écrans réduit la production de mélatonine (hormone essentielle au sommeil) perturbant le cycle du sommeil. Cette lumière bleue, en plus d’avoir des conséquences sur le sommeil (pouvant conduire à des problèmes de croissance, de surpoids, de stress, d’angoisse, et d’attention) à des conséquences sur la vue (fatigue visuelle, picotements, sécheresse, irritation..).


Les écrans, un problème de planning…


Les journée des enfants (comme des parents d’ailleurs!) ne font que 24h, ainsi si l’on retranche les 13h de sommeil nécessaire à son bon développement, les repas, les soins d’hygiène, il ne reste que quelques heures. Ces quelques heures doivent, de fait, servir au développement de ses habiletés intellectuelles et physiques (jouer, se promener, courir, sauter, parler, dessiner, s’ennuyer, inventer, créer du lien…). Pourtant des études montrent qu’en France les enfants passent 3h devant les écrans par jour, plus de 1000 heures par an. C’est autant de temps qu’il ne peut consacrer à son développement, entrainant les conséquences que l’on connait: surpoids, retard scolaire, retard de langage, anxiété, sur-excitation, problème d’attention etc…

Une étude publiée en Janvier 2020, montre qu’une exposition des enfants aux écrans le matin, entraine un risque 3 fois supérieur de développer des troubles du langages et 6 fois supérieur dans le cas ou l’enfant ne dialogue pas avec ses parents après sa consommation d’écran matinal.

D’autres chiffres encore évalue qu’un enfant entend 1000 mots par heure dans un environnement sans écran ce chiffre passe à 150 par heure seulement quand la télévision est allumée.



Vraiment? N’y a-t-il alors aucun bénéfice aux écrans?


On peut noter tout de même, que l’utilisation de certains jeux sur des écrans interactifs peut stimuler d’autres formes d’intelligence en favorisant la résolution intuitive des tâches et des apprentissages par essais/erreurs mais aussi la pensée hypotético-déductive en favorisant la capacité d’anticipation et le retour d’expérience.

Ainsi, l’enfant agit pour comprendre, il tâtonne, observe, essaye, essaye de nouveau… et les erreurs ne sont jamais pénalisées.

Ce ne doit cependant pas représenter la seule manière d’apprendre pour l’enfant, mais de façon occasionnelle peut être intéressant.

Les jeux vidéos sur console familiale (à condition qu’ils soient joués en famille) peuvent également être un moment d’échange et de partage.



Alors qu’est ce qu’on fait?


Les écrans ne sont pas bénéfiques au développement de l’enfant avant 6 ans, comme dans la phase précédente (lire article pas d’écrans avant 3 ans) si vous le pouvez, préservez vos enfants des écrans au moins jusqu’à 6 ans.

Toutefois, dans le cas où ceux-ci entrent dans la vie de votre enfant, il est primordial de les ritualiser et de respecter certaines règles pour favoriser le bon développement physique, intellectuel et émotionnel de votre enfant.


Favoriser les jeux libres, la lecture, le dessin, les activités physiques… et même l’ennui!


  1. La consommation d’écran doit être limitée à 1/2h par jour pour les enfant entre 4 et 6 ans (et seulement 1/4h entre 3 et 4 ans) tout écran confondu.


  2. Pas d’écran au moins 1h avant le coucher et pas d’écran la nuit.


  3. Pas de console de jeu personnelle, pas d’écran personnel.


  4. Pas d’écran à table, ni quand on fait ses devoirs.


  5. Les écrans restent dans les pièces communes. Aucun écran dans la chambre.


  6. Accompagnez l’enfant dans le choix de ce qu’il regarde. Il est préférable de regarder un dvd plutôt que d’être exposé aux enchainements non contrôlés des plateformes vidéos.


  7. Créez du partage autour des écrans: jeux video en famille le dimanche matin, film et popcorn lors d’un dimanche pluvieux…


  8. Diversifiez l’utilisation d’écran, favorisez la création (visite interactive d’un musée, tutoriels, apprendre la danse en vidéo etc… Évitez les utilisations répétitives et peu créatives.


  9. Les écrans ne sont pas pour tous les âges, contrôlez le contenu mais également veillez à protéger votre enfant des expositions maladroite.


  10. Dialoguez avec votre enfant, faites lui verbaliser ses émotions sur ce qu’il a vu, son ressenti, demandez lui ce qu’il a compris, expliquez lui ce qu’il n’a pas compris…


  11. Respectez les âges indiqués sur les programmes, sur les applications et sur les jeux vidéo ou éducatifs


  12. Expliquez vos choix à votre entourage (grand-parents, nourrice…) afin que l’enfant soit confronté aux mêmes règles dans la mesure du possible.



Et la sophrologie dans tout ça?


La sophrologie peut aider votre enfant à contrôler son envie d’écran et parfois son addiction aux écrans.

C’est un bon outil pour apprendre à canaliser ses émotions, favoriser un sommeil de qualité, développer son attention et sa concentration.

dangers des enfants exposé aux écrans, sophrologie, écrans, addiction aux écrans, laisser un enfant devant la télé, enfants 3ans 6ans