#2 les écrans sont-ils dangereux?

Pas d’écrans de 0 à 3 ans

 

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« Les écrans ne nous menacent pas. C’est leur mauvais usage qui nous menace »

Serge Tisseron







Plusieurs études et sommités scientifiques s’accordent sur ce point: pas d’écrans avant 3 ans.



Alors pourquoi? 


Tout d’abord, comprenons le développement et identifions les besoins d’un enfant entre 0 et 3ans.


Cette période est une période clé dans la maturation du cerveau de l’enfant et de ses capacités cognitives, moteurs, sociales et émotionnelles. C’est durant ce stade que l’enfant va apprendre le langage, développer des capacités motrices (la préhension, ramper, marcher...), créer des liens sociaux, développer la conscience de soi, développer les différents types de mémoire, développer ses capacités intellectuelles avec notamment le jeu (cube, symbolique, permanence de l’objet...), développer sa capacité à la résolution de problème, favoriser la compréhension du monde et des intentions d’autrui, développer sa motricité fine... Tous ces apprentissages sont la base de l’enfant puis de l’adulte qu’il sera demain.


Entre 0 et 3 ans, les échanges avec l’entourage social (jouer avec son parent par exemple) et la mobilisation des 5 sens dans l’exploration de son environnement sont essentiels pour le développement cognitif, psychomoteur et émotionnel de l’enfant. Tout ce qui sollicite les 5 sens contribue à mettre en place les nouveaux circuits de neurones.

C’est grâce à ces interactions quotidiennes avec son environnement qu’il mettra en place des repères spatiaux: c’est en touchant, en manipulant les objets avec lesquels il joue qu’il va se familiariser avec un espace en 3 dimensions, lui permettant d’appréhender et de comprendre le monde qui l’entoure et la relation de causalité...

L’acquisition des repères temporels est favorisé par la lecture d’histoires  

et des livres d’images dont il tournera les pages.


En résumé

-L’enfant a besoin de construire du lien avec son environnement social. Il s’appuie également sur l’adulte pour développer ses capacités. En répondant à ses sollicitations l’adulte le guide dans ses apprentissages.

-L’enfant a besoin d’explorer le monde: toucher, bouger, attraper, secouer, jouer, manipuler des objets. Des activités mobilisant ses 5 sens dans un environnement en 3 dimensions pour un bon développements psycho-moteur et cognitif.

-L’enfant a besoin d’être acteur dans un environnement en 3 dimensions pour se développer.

-L’enfant a besoin de construire sa pensée notamment à travers le développement de l’imaginaire.



Quelles conséquences ont les écrans sur mon enfant à ce stade de son développement?


Les écrans ne sont pas adaptés aux enfants de moins de 3 ans car ceux-ci freinent leur développement. 

En avril 2008, un groupe d’experts avait notamment conclu dans un rapport remis au ministère de la santé que : « L'enfant, pour développer ses processus de pensée et ses capacités à vivre et repérer ses émotions, doit utiliser activement ses cinq sens en s'appuyant sur la relation à un adulte disponible. La télévision, même dédiée aux bébés, ne favorise pas ce type d'interactions. »


Des résultats d’études ont ainsi démontrées qu’une surexposition des enfants aux écrans, avant 3 ans, impactait leur développement psychomoteur et cérébral, avec pour conséquences des troubles de l’attention, du langage, du sommeil mais aussi des troubles relationnels.


Nous l’avons vu précédemment, avant 3 ans, l’enfant se construit en agissant sur le monde, il doit être acteur dans un monde en 3 dimensions.

Or les écrans enferment l’enfant dans un rôle de spectateur, un rôle passif en 2 dimensions à un moment de son développement où il doit apprendre à devenir acteur du monde qui l’entoure pour développer ses capacités. L’exposition passive à des images diffusées sur un écran ne favorise pas les interactions avec son environnement et freine donc le développement de l’enfant.

Une étude récente a mis en évidence l’impact sur le long terme d’une exposition importante aux écrans chez les enfants de moins de 3 ans. Cette étude a montré que chaque heure supplémentaire passée devant la télévision par un enfant en bas âge diminuait ses performances scolaires à l’âge de 10 ans : moins d’intérêt pour l’école, moins d’habileté sur le plan mathématique notamment.


L’apprentissage du langage se retrouve aussi impacté par une exposition précoce aux écrans, en effet pour développer son langage, l’enfant à besoin d’interagir avec son entourage. Des chercheurs ont observé un risque accru de 49 % de retard de la parole pour chaque demi-heure quotidienne d’écran sur près de 900 enfants âgés de 6 mois à 2 ans.

Une surexposition aux écrans à un âge non adapté a des conséquences sur le développement du cerveau et l’apprentissage de compétences fondamentales. Les enfants surexposés aux écrans ont plus de risques de souffrir d’un retard de langage que les autres.


Notons également que l'absorption des parents par leurs écrans créé un manque d’interaction entre les parents et l’enfant ayant lui aussi des conséquences sur le développement de l’enfant. Le parent est un acteur essentiel au développement de l’enfant.


Le temps passé devant les écrans diminue le temps passé à des activités motrices, exploratrices et interhumaines nécessaire au développement de l’enfant.



Quelques chiffres:

Une exposition télévisuelle importante les premières années peut entraîner des dommages qui subsisteront jusqu’à l’âge de 10 ans :

– une augmentation de 5% de l’indice de masse corporelle,

– une baisse de 7% de l’attention en classe,

– une baisse de 6% de l’habileté en mathématiques.



Oui mais l’écran ça le calme et ça l’occupe...


Le cerveau d’un enfant de moins de 3ans n’est pas en capacités de comprendre le rythme du flux d’information et d’image. En moyenne une image change toutes les 4 seconde sur un écran, or un enfant avant 3 ans est en incapacité de comprendre l’enchainement logique de ces images encore moins dans un si court délai.

L’hyperstimulation visuelle et auditive (couleur vives, flux d’image rapide, bruitage, chanson, dialogue...) que procure l'écran est bien supérieur au monde réelle. Cela hypnotise l’enfant tout en créant un état d’alerte, sans que rien ne le sécurise. C’est une source d'excitation neurosensorielle inadapté détournant l’enfant des activités importantes pour son développement.


On croit à tort que la télévision a un effet apaisant or, le regard de l’enfant est capté par le flux d’images et de sons provenant de l’écran et qu’il ne comprend pas. Cela donne l’illusion d’un effet calmant: il est comme hypnotisé. Pourtant, ce calme est souvent suivi d’une agitation créée par la détresse de cette hyperstimulation et de la non compréhension du flux d’image par le cerveau de l’enfant avec l’effet pervers pour le parent de le remettre devant la télévision pour le calmer.


De plus, entre 0 et 3 ans, l’enfant développe le lien à l’autre, il est capable d’établir un lien entre l’animal qu’il voit sur l’écran par exemple et celui qu’il voit « dans la vraie vie », au point de les confondre.

Ainsi avec une exposition précoce aux écrans, on peut voir des enfants développer des liens d’attachement avec leur héros préféré ou avec l’écran lui-même. Il est donc essentiel que l’enfant travaille ses sens dans la vraie vie aux cotés de personnes réelles pour limiter la confusion et ainsi développer la conscience de soi et l’autre dans la vie réel.



Et la télé en fond alors?


Des études récentes ont montrées que la télévision même en toile de fond perturbe l’attention de l’enfant même s’il ne la regarde pas.

Son temps de jeu est diminué et la qualité de son jeu impacté.

Les écrans en fonctionnement sont donc à proscrire dans les pièces où jouent les enfants même s’ils ne semblent pas les regarder.



En résumé:


- les écrans impactent l’enfant dans ses apprentissages fondamentaux

- les écrans perturbent le lien d’attachement

- les écrans peuvent causer un retard de langage

- les écrans altèrent la concentration et le niveau d’attention d’un enfant, même en bruit de fond

- les écrans diminuent la motricité

- les écrans provoquent des stimulations sensorielles inadaptés

- les écrans perturbent les repères du monde réel



Tout n’est pas noir...


La passivité face au écran est un problème pour le développement de l’enfant, en revanche une tolérance est envisagé pour les supports de type tablette numérique ayant des applications interactives adaptées au bébé.


Néanmoins pour une utilisation non néfaste, des conditions s’imposent:


- l’utilisation doit rester très ponctuelle

- l’utilisation doit être accompagnée par un adulte avec un but d'échange et d’interactivité

- l’application doit être adaptée à l'âge de l’enfant avec le seul objectif de jouer

- le temps d’utilisation doit être court

- l’utilisation de la tablette ne doit pas remplacer les jeux traditionnels


Enfin, il faut comprendre qu’à cet âge là, l’utilisation de la tablette n’est pas une obligation. Garder son enfant préservé des écrans en favorisant le lien social, les jeux traditionnels... est bien meilleur pour son développement avant 3 ans.



Et la sophrologie dans tout ça...


A cette âge là, l’enfant est trop jeune pour pratiquer des séances de sophrologie à proprement parlé en revanche, beaucoup d’activités pratiquées en sophrologie seront de bons alliés pour son développement.

Vivre son environnement avec les 5 sens, lire des histoires, libérer l’imaginaire, jouer... sont autant d’atout pour stimuler les capacités futures de votre enfant (concentration, attention, gestion des émotions...).


Pour les parents, vivre un moment de jeu avec son enfant, un retour au calme avec la lecture d’une histoire... chaque instant de partage avec votre enfant est enrichissant pour son développement mais nourri également vos ressources intérieurs.

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